Edmond Hänni, Artiste-Peintre

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Ecrits sur l'oeuvre et le peintre

Claude Verdier, Historien d'Art, Journaliste (Exposition Paris, 1984)
Jean-François Chabrun, Ecrivain, Critique d'Art (Exposition Avignon, 1985)
Luc Monnier, Professeur d'Histoire de l'Art (Exposition Vienne, 1986)
Claude Verdier, Historien d'Art, Journaliste (Plaquette, 1990)
Luc Monnier, Professeur d'Histoire de l'Art (Salon de l'Enclave, Valréas, 1990)
Claude Garcia-Forner, Galeriste (Exposition Montpellier, 1992)
Françis Saccon (Les créateurs du Vaucluse, Edition Fusart, 1994)
Alain Girard, Conservateur en Chef des Musées du Gard (Plaquette, 1998)
Claude Dailly, Historien, Journaliste (Les Artistes de l'An 2000, Edition Fusart, 2000)
Jean-Marie Menez, Galeriste (Exposition rétrospective, Bagnols-sur-Cèze, 2007)
Jacques Bonnaud, Journaliste (Exposition rétrospective, Bagnols-sur-Cèze, 2007)

Extraits

"... La motivation d'Edmond Hänni peut être tunisienne, espagnole, provençale ou toscane, son crayon comme ses couleurs retrouvent, sans jamais trahir le motif, les rythmes et la rigoureuse harmonie de ces terres où la civilisation, depuis toujours, se marie à la souvagerie des roches et des plantes indisciplinées.
Ainsi en est-il, aux alentours de Goudargues, à la frontière des garrigues et des labours, dans l'impitoyable clarté de ce pays gardois où, venant de Suisse, il a choisi de peindre, depuis plus de trente ans, ses promenades, ses proches et les objets qui l'entourent, dans un atelier bâti de ses propres mains..."

Jean-François CHABRUN, 1985


"... Un regard particulièrement chaleureux sur le monde environnant, appelé à devenir le motif, caractérise le peintre. Simultanément ce regard réinvente la réalité et s'appuie sur elle.
La valeur esthétique réside dans la tension entre la nature et la déformation artistique. Le peintre dégage l'abstraction qui réside dans la réalité. Telle est la motivation qui sous-tend l'ensemble de l'oeuvre d'Edmond Hänni. Ce n'est pas un peintre abstrait. Il s'adresse à l'oeil plus qu'à l'intellect..."

Alain GIRARD, Conservateur en chef du Patrimoine, Conservateur du Musée de Bagnols-sur-Cèze, 1992

"... Avec la connaissance de l'homme de la terre, Edmond Hänni tente, et réussit, par pulsations, l'inventaire et la canalisation des ondes telluriques, des cours d'eau, des coulées d'argile, des courants d'air, des lignes de fuite des objets (sans oublier l'humble cafetière...), des campagnes, des villes... et jusqu'à Tolède... où il a aimé saisir le ballet des grues de chantiers autour de l'Alcazar. Et cette terre parcourue comme seul doit pouvoir le faire l'usager agraire, avec amour et le réel savoir ! Edmond Hänni explique les traces de la terre comme cet homme ancien ayant accumulé les visions, les vallons, les empreintes du temps, les ocres, les verts aussi... et les odeurs que dégage le sillon du laboureur. Territoire offert... et puis le sens du temps comme pouvait l'avoir l'homme roman, je veux dire de l'époque romane : serein, terrien. Le peintre et son oeuvre, semblables à cette terre helvète natale ou adoptive gardoise...
Raisonnée, résonnante, la peinture d'Edmond Hänni donne à "bien voir" ce que nous avons coutume d'entrevoir..."

Alain BENOIT, 1998


"Voilà bien l'exposition d'un peintre confronté à la nature, à ses formes sauvages voire immuables qui peuvent paraître statiques, sombres…. Comme si le Chaos n'était pas une résultante d'une volonté supérieure. Et puis, ici et là, on perçoit la main de l'Homme, de ses réalisations qui dominent cette nature. On voit alors ce pays de Tolède, ce port où s'érigent les grues et encore Montbrun où les constructeurs villageois ont marqué indélébilement l'âme de ceux que l'on ne voit pas mais dont on perçoit la présence marquante dans ce monde minéral. Le regard se poursuit vers, par exemple, cette veine où coule l'eau, donc la vie entre des lieux coupés en deux comme l'encéphale est divisé en droit et gauche avec leurs fonctions précises et déterminées.
Depuis les inspirations du temps d'André Lhote à nos jours, Edmond Hänni a remarquablement placé l'être que nous sommes dans cette nature d'où nous venons, vers laquelle nous irons.

Un vrai travail de peintre, une œuvre de penseur et l'on en comprend toute la philosophie au regard porté sur le fumeur et la cafetière ou sur le violon. Merci Edmond Hänni de nous avoir livré votre talent à nos regards qui deviennent ce qu'ils doivent être : modestes."

Jacques BONNAUD, 2007

 

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